La qualité du son

La qualité du son

On a coutume de dire que l’on reconnaît un grand musicien au premier son qu’il joue.

Bien sûr, d’autres paramètres rentrent en compte comme le contexte musical dans lequel il évolue, ainsi que le phrasé, mais celui-ci est directement lié à la qualité du son.

La recherche de la qualité de production du son est présente à tous les stades de l’apprentissage, avec des exigences différentes bien entendu, selon le niveau de maîtrise de l’instrument pratiqué.

Certains paraissent moins exigeants à ce niveau là, car le son est fait : le piano, le xylophone, la batterie, la guitare, la harpe,… Mais on sait, par exemple, qu’un grand pianiste possède un toucher à des années lumières du débutant.

D’autres, sont plus fastidieux au début car il faut fabriquer le son : c’est le cas des instruments à cordes joués à l’archet, violon, alto, violoncelle, contrebasse, des instruments à embouchure, trompette, trombone, cor, des instruments à anche double ou simple, hautbois, basson, clarinette, saxophones, mais aussi de toutes les percussions digitales, djembé, conga, derbouka, tablas, etc…

Les frappes de main sont une façon populaire d’accompagner une chanson ou de manifester sa joie ou encore marquer un découpage musical. Dans certaines cultures, elles font partie intégrante de la musique, comme dans le flamenco : les palmas du flamenco sont l’une des références les plus sûres et les plus élaborées pour les frappes de mains : une frappe aigue et une frappe grave sont utilisées souvent en polyrythmies, extrèmement codifiées et d’une grande complexité rythmique.

Dans la méthode O Passo, la qualité du son des frappes de mains est très importante, de même que l’on cherchera la qualité du son sur son instrument.

Si on part du principe que le son est intimement lié au geste, on exigera de l’apprenant un niveau de maîtrise de la frappe liée à la compréhension de la position de la note qu’il joue, dont découlera la détente corporelle et la tranquillité de sa coordination.

Bien sur, chez un débutant, on s’apercevra que le geste est plus tranquille s’il joue sur les temps qu’il maîtrise, que sur la seconde double croche qui reste sans doute floue. Une des grandes forces d’O Passo est que l’on voie corporellement les acquis et les lacunes de l’élève.

Le grand musicien a un geste parfaitement maîtrisé et le son qui en découle est limpide et même empreint de sa personnalité, lui permettant de transmettre ses moindres émotions.

Rendre la frappe de main musicale est une gageure, de même que faire de la musique en frappant un objet en métal n’est pas à la portée du premier venu.

Alliée à la qualité du geste et donc du son, l’intention musicale sera là, déterminante.

J.Viollet

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