Mouvement archaïque

Voici une réflexion sur le merveilleux outil qu’est la marche, la base de la méthode O Passo, pour comprendre le rythme.

Mouvement archaïque

Depuis Homo erectus, l’être humain se tient debout et marche.
Le déplacement repose sur un principe fondamental : le transfert régulier du poids du corps d’un pied sur l’autre. Ce balancement organise la marche et permet le mouvement dans l’espace.

De par cette fonction archaïque — sauf en cas de pathologie ou de handicap — la marche est naturellement régulière. Personne ne marche spontanément de manière irrégulière.

On pourrait donc en déduire que chacun génère une pulsation stable, et que le sens du rythme devrait être inné, ou du moins que la perception de la régularité nous serait naturelle.

Or, l’expérience montre que ce n’est pas le cas.
Pour la majorité des individus, la conscience rythmique nécessite un apprentissage long, parfois difficile.

Car marcher ne suffit pas.
Il faut mettre en relation la pensée et le corps. Il faut habiter l’espace-temps entre deux pas, entre deux déplacements de l’axe, entre deux pulsations. Il faut apprendre à diviser cette pulsation : en deux, puis en quatre, en trois, puis en six… Autrement dit, entrer dans l’infiniment petit du temps.

Jérôme Viollet

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